Les faucons du président

Publié le par patrice Calméjane

 

Ci-dessous, les extraits d'un article de Fabrice Madouas dans la revue Valeurs actuelles qui résume bien pourquoi plusieurs Députés, dont Patrice Calméjane, ce sont engagés dans ce groupe.

( http://www.valeursactuelles.com/actualités/politique/faucons-président20100916.html).

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Lancée en juillet dernier, La Droite populaire rassemble une quarantaine de députés "attachés aux valeurs qui ont fait le succès de Nicolas Sarkozy en 2007".

 

Ils ont été reçus le 9 septembre à l’Élysée : une heure et quart d’entretien avec le chef de l’État, « dans un climat à la fois sérieux et décontracté », disent-ils. Et ils se reverront « tous les deux mois », leur a promis Nicolas Sarkozy. Pour eux, c’est une consécration : la preuve qu’ils ont eu raison de se rassembler au sein de ce collectif, La Droite populaire, au moment où l’incompréhension grandissait entre le chef de l’État et le cœur de son électorat, fidèle aux “valeurs” qu’il avait défendues en 2007. C’était au début de l’été (ils ont publié leur “charte” le 14juillet), avant le discours de Grenoble, où le chef de l’État a retrouvé, sur la sécurité et l’immigration, l’accent de fermeté qu’ils apprécient.

« Le président de la République a rappelé dans ce discours que la sécurité constituait la première des libertés. Nous en sommes tous convaincus », souligne l’un des fondateurs de La Droite Populaire, Philippe Meunier, député UMP du Rhône, tout en précisant que les députés qu’elle rassemble (une quarantaine) ont vocation à s’exprimer « sur tous les sujets intéressant la France et les Français ».

Qui sont-ils, ces parlementaires de droite ? Des jeunes loups ? Philippe Meunier n’a que 44 ans. C’est son premier mandat de député, comme Patrice Calméjane, également maire de Villemomble (Seine-Saint-Denis). De “vieux gaullistes” ? C’est ainsi que se définissent Jean-Pierre Decool, Franck Gilard et François Vannson. Des vedettes ? Ni Lionnel Luca, ni Christian Vanneste ne revendiqueraient ce titre, mais ils sont connus pour intervenir avec force – et souvent – à l’Assemblée.

À Jean-Paul Garraud, ancien juge d’instruction, ses collègues reconnaissent une compétence dans le domaine judiciaire inégalée à l’UMP ; à Bernard Carayon, député du Tarn, sa maîtrise des dossiers sur la politique industrielle et sur l’intelligence économique. En défenseur farouche de la laïcité, Jacques Myard combat vigoureusement la communautarisation de la société. Thierry Mariani sera le rapporteur du nouveau projet de loi sur l’immigration. Et Dominique Tian a bataillé, cette semaine, pour tenter d’harmoniser les régimes des retraites du public et du privé.

 

Quatre femmes aussi dans ce collectif : Brigitte Barèges, Maryse Joissains-Masini, Henriette Martinez et Christine Marin, qui vient à peine de le rejoindre. « Nous n’avons fait aucune campagne d’adhésion », précise Jean-Paul Garraud. Pas de président, ni de porte-parole : La Droite populaire se veut «une structure souple, dit Philippe Meunier, capable de réagir vite et de faire entendre, au plus haut niveau, ce que disent aux élus de terrain leurs concitoyens ».

Or, ce que ces députés entendaient depuis plus d’un an ne les avait pas rassurés sur les capacités de la droite à l’emporter en 2012. Ils gardent un souvenir cuisant de l’échec de l’UMP aux régionales : « En mars 2009, (…) nous avons perdu 54 % des suffrages qu’avait recueillis Nicolas Sarkozy. Une partie du message ne passait plus » dans l’électorat de la droite.

Les raisons de ce désamour ? Dans le désordre : les comportements dépensiers de certains ministres (« choquants pour les petites gens », affirme Jean-Pierre Decool) ; la multiplication des actes de délinquance contre les policiers et les gendarmes («autant de morts dans leurs rangs que de soldats en Afghanistan », souligne Franck Gilard) ; l’impunité de voyous trop vite élargis par certains magistrats ; l’ouverture à gauche (« les gens n’ont pas vraiment compris », selon Patrice Calméjane) ; enfin, une incompréhension liée au style parfois déroutant du chef de l’État. «C’est vrai que nous gardons du début du quinquennat quelques images qui ont pu troubler», résumait récemment le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, tout en assurant qu’il s’agissait d’une « image fausse ».

Nicolas Sarkozy en a manifestement convaincu les députés de La Droite populaire, persuadés, après leur rendez-vous à l’Élysée, que le chef de l’État avait retrouvé le dynamisme qui les avait séduits en 2007 (…).

 « En réponse à de nombreuses questions, le président de la République a également évoqué le problème de la laïcité, de la réforme des retraites et souligné l’espoir qu’il nourrissait à l’égard de la présidence du G20 », précise Christian Vanneste, heureux que Nicolas Sarkozy ait insisté devant eux sur « le nécessaire combat des idées » cher à la Droite populaire. Cap sur 2012 ?

 

Les signataires Élie Aboud (Hérault), Yves Albarello (Seine-et-Marne), Brigitte Barèges (Tarn-et-Garonne), Patrick Beaudouin (Val-de-Marne), Claude Bodin (Val-d’Oise), Jean-Claude Bouchet (Vaucluse), Patrice Calméjane (Seine-Saint-Denis), Bernard Carayon (Tarn), Jean-Pierre Decool (Nord), Nicolas Dhuicq (Aube), Éric Diard (Bouches-du-Rhône), Jean-Michel Ferrand (Vaucluse), Sauveur Gandolfi-Scheit (Haute-Corse), Jean-Paul Garraud (Gironde), Franck Gilard (Eure), Charles-Ange Ginesy (Alpes-Maritimes), Christophe Guilloteau (Rhône), Maryse Joissains-Masini (Bouches-du-Rhône), Patrick Labaune (Drôme), Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), Daniel Mach (Pyrénées- Orientales), Richard Mallié (Bouches-du-Rhône), Thierry Mariani (Vaucluse), Christine Marin (Nord), Henriette Martinez (Hautes-Alpes), Philippe Meunier (Rhône), Georges Mothron (Val-d’Oise), Jacques Myard (Yvelines), Jacques Remiller (Isère), Bernard Reynès (Bouches-du-Rhône), Jean Roatta (Bouches-du-Rhône), Jean-Marc Roubaud (Gard), Daniel Spagnou (Alpes-de-Haute-Provence), Michel Terrot (Rhône), Dominique Tian (Bouches-du-Rhône), Christian Vanneste (Nord), François Vannson (Vosges), Patrice Verchère (Rhône), Philippe Vitel (Var), Michel Voisin (Ain).

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