Accueil de la secrétaire d'Etat à la jeunesse en Seine Saint Denis

Publié le par patrice Calméjane

 

2011 0008 

Le 31 décembre Patrice Calméjane était à Stains pour accueillir la secrétaire d'Etat à la jeunesse et à la vie associative, Jeannette Bougrab.

En effet, celle-ci voulait rencontrer des associations de terrain. « Je voulais donner une autre image des banlieues, qui sont souvent stigmatisées dans les médias » a t-elle affirmé.C’est donc dans une association pour la promotion culturelle intercommunautaire,  en plein cœur du quartier du Clos Saint-Lazare, que Jeannette Bougrab s’est rendue pour y rencontrer de jeunes adultes qui doivent commencer prochainement leur service civique. La secrétaire d’Etat souhaite promouvoir ce dispositif, particulièrement en Seine Saint Denis, département le plus jeune de métropole !

 

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Eddy 07/01/2011 17:28


H. S ? Les compétences sont nécessaires pour être maître de conférences après la thèse ou juriste au Conseil Constitutionnel je crois. D'ailleurs, à un certain stade peut il y avoir compétences
sans connaissances ou acquisition d'une masse de connaissances sans compétences ? Et surtout si jeune.

Bref, effectivement les 2 parcours me paraissent respectables. J'avais l'impression initial que c'était vous cher Bernard qui tapiez. C'était peut être un contresens de ma part. Je crois que vous
en commettez un vous même en affirmant que je "tapais" sur les professeurs des écoles ce qui n'était pas mon intention.

Amicales salutations


patrice Calméjane 07/01/2011 17:30



Merci d'avoir éclairé un peu vos propos. En résumé, il me semble simplement qu'il s'agit de deux parcours qui ne me paraissent pas devoir être critiqués, ni l'un ni l'autre.



Bernard Bonnejean 06/01/2011 12:56


Cher Eddy,

Votre réponse est un parfait exemple de ce qu'on appelait naguère un hors-sujet.

Vous comparez des connaissances, pas des compétences. En outre, vous n'avez retenu de wikipedia que les données biographiques me concernant que vous croyiez pouvoir servir votre argumentation
fallacieuse.

Pourquoi avoir omis que dernier d'une famille de huit enfants, fils d'un forgeron d'État travaillant pour un arsenal et d'une fille d'ouvrier agricole illettré de l'Aisne, je fus le seul de la
famille à faire des études ?

Pourquoi avoir omis les dates de mes admissions : certifié à l'enseignement primaire à 21 ans de retour du service militaire (CAP primaire), licencié de lettres classiques à 27 ans, capésien
(certifié) à 40 ans, agrégé à 45 ans, docteur à 53 ou 54 ans ? Donc, j'ai enseigné avec un Bac ! Eh oui !! Je n'étais alors ni compétent ni savant, je vous l'accorde.

J'ai pris mon temps, me direz-vous ? Oui et non ! A 18 ans, j'étais instituteur stagiaire au collège de Villaines-la-Juhel, professeur principal d'une classe. A 18 ans, avec le bac, cher Eddy.
J'insiste. Alors, les cours à préparer, les cahiers ou les copies à corriger vous prennent tout votre temps que vous préfèreriez consacrer aux études.

Mais petit à petit, au fur et à mesure que l'argent rentrait sous forme de salaires de moins en moins minables, je me suis payé le luxe de suivre des cours, non en fac, mais par correspondance
(vive le CNED !)

Peu importe, du reste ! Nous n'allons pas faire un concours avec Madame le Secrétaire d'État du type "Chiens perdus sans colliers" ou "Les deux orphelines" ou roman zolien. Quoique le parallèle est
encore plus évident qu'il y paraît : je suis né en Mayenne à la suite de l'exode de 40 ; mon frère décédé à 44 ans fut décoré de la médaille militaire, de l'ordre national du mérite et de la légion
d'honneur suite aux multiples citations récoltées en Algérie.

Mais rien de tout ça (ni la bio, ni les diplômes, ni les honneurs, ni les connaissances acquises) ne prouve quoi que ce soit sur les compétences, puisque c'est de cela que vous voulez nous
parler.

Je souhaite vivement que nombre de jeunes français issus de l'émigration puisse suivre le chemin de la poignée d'aînés à qui la République a permis de faire des études. Mais je connais bien la
Seine-Saint-Denis pour la fréquenter depuis maintenant 35 ans. Et j'avoue avoir quelques doutes.

C'est en cela que je me permets de parler de "prétexte" avec le secret espoir, chevillé à ma vocation d'enseignant que je resterai jusqu'à ma mort (d'où mes livres connus dans le monde entier),
d'une égalité vraie qui surpasserait l'escroquerie d'une égalité des chances.

Mais, je vous en prie, Eddy, ne tapez pas trop sur les professeurs ni sur l'école. C'est une bien vilaine mode. Péguy disait qu'une société qui ne respecte pas son école et ses professeurs n'était
plus digne de vivre...

Mes amitiés, si vous en voulez

Bernard Bonnejean


patrice Calméjane 07/01/2011 17:07



Merci d'avoir éclairé un peu vos propos. En résumé, il me semble simplement qu'il s'agit de deux parcours qui ne me paraissent pas devoir être critiqués, ni l'un ni l'autre.



Eddy 05/01/2011 14:37


"l'alibi-beurette" avancé par MÔSsieur le Professeur tient il?
Comparons simplement les compétences de Môssieur le Professeur et de MMe Bougrab :
Bernard Bonnejean : Il est licencié en lettres classiques puis professeur certifié de lettres modernes, à Saint-Pierre-la-Cour. Il termine sa carrière d'enseignant dans un lycée lavallois en tant
qu'agrégé de lettres modernes. Il obtient le titre de Docteur après avoir quitté l'enseignement.

Jeannette Bougrab est née d'un père ouvrier métallurgiste et harki, décoré de la Légion d'honneur à titre militaire.Après des études de droit à Orléans, elle obtient un DEA (1997) puis un doctorat
(2002) en droit public à la Sorbonne. Elle est également titulaire du diplôme du Magistère de droit des activités économiques de la Sorbonne. Juriste au Conseil constitutionnel avant de devenir
maître de conférences en droit public à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne jusqu'en 2007, et à l'Institut d'études politiques de Paris de 2007 à 2009.

No comment.


Bernard Bonnejean 05/01/2011 10:06


Ah ! elle est bien belle, notre Jeannette ! Et, en plus, on aura pris grand soin de la choisir assez exotique pour ne pas heurter les jeunes de Seine-Saint-Denis.

"Promotion culturelle", voilà qui sonne comme de la démocratie et un désir réel de faire avancer les choses (latin pro = en avant ; motum = mouvement).

Mais, pardonnez-moi cette interrogation insidieuse : ancien professeur, j'ai toujours cru que la "promotion culturelle" passait par l'école républicaine, voire par l'école libre. Non ? Peut-être
parce que l'école ouverte à tous n'exige pas les compétences d'une identité nationale acquise ? Alors qu'on aura grand soin, à Saint-Lazare, de trier la clientèle sur le volet. Ni zonards
pavillonnaires (faut faire peuple quand même !) ni zonards hachélémiques (on va pas l'user avant les élections présidentielles notre nouvelle beurette-prétexte style rachida-ni soumise).

Allez courage ! Vous finirez bien par donner le change (mais franchement, même en baskets, je vois mal Sarkozy faire copain-copain avec quelqu'un d'autre qu'un consommateur de Fouquet's).

A bientôt. Je reviens en fin de semaine à Villemomble.