Nicolas Sarkozy devant le Congrès

Publié le par patrice Calméjane

Hier, le Député de Seine Saint Denis était en compagnie de la majorité de ses collègues Parlementaires pour écouter l’intervention devant le  Congrès du Président Sarkozy, souhaitant évoquer les conséquences qu’il tire de la crise actuelle.  

Certains se sont étonnés de cette manière d’intervenir. Elle est toutefois possible depuis la révision de la Constitution de mars dernier. Cette innovation pour la Vème République n’instaure en rien un régime Présidentiel puisqu'elle n’entraine pas d’engagement de la responsabilité politique du chef de l’Etat. L’équilibre des pouvoirs n’est donc pas remis en cause. Tout au plus, cela assure une resacralisation du discours du Président de la République,  ce qui constitue « une très bonne façon de recadrer la vie politique sur une scène institutionnelle » comme l’affirme Denys de Béchillon, professeur de droit public à l’Université de Pau.

Sur le fond, le Président Sarkozy a précisé que la crise n’était pas terminée. Pour en sortir, il propose différents investissements, incontournables (par la réindustrialisation, une aide particulière aux jeunes et aux chômeurs, à la formation, l’éducation, la recherche…). L’impératif de sortie rapide de la crise justifie le recours à un grand emprunt pour financer ces investissements.

C’est de dignité qu’il s’agissait lorsque Nicolas Sarkozy a estimé que la construction de nouveaux établissements pénitentiaires était « une nécessité morale » en raison de l’état honteux de nos prisons et a souhaité un débat sur le port de la burqa. En effet, la laïcité n’exclut en rien le sentiment religieux mais  être intégralement voilée est  un signe d’asservissement de la femme et est  contraire à la République, fondée sur des valeurs communes telles que l’égalité.

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