Le programme "espoir banlieues"

Publié le par patrice Calméjane

        
Le Gouvernement actuel a mis en place une nouvelle politique de la ville qui impulse une logique de dynamique. Cette politique rompt avec le système de « remèdes » que les gouvernements successifs ont essayé depuis 30 ans d'apporter à la crise des banlieues. Les banlieues ont besoin d'une politique réactive et créative, d'une politique sur mesure. L'ensemble du Gouvernement est ainsi mobilisé afin de réduire les écarts entre les territoires et promouvoir l'égalité des chances et la diversité sociale. Cet élan dynamique est indispensable pour remettre en marche l'ascenseur social et ainsi mettre en lumière les compétences et les élites de demain qui viendront de ces quartiers défavorisés. Un plan d'action triennal de chaque ministère responsable de politiques touchant la vie des habitants des quartiers qui sont vraiment en difficulté a ainsi été mis en place pour répondre aux priorités fixées par la dynamique Espoir Banlieues : le désenclavement de certains quartiers (transports), la rénovation urbaine, l'emploi et la formation, l'éducation et enfin la sécurité.


L'idée selon laquelle les jeunes issus de ces quartiers sont des victimes de la société doit être combattue. Le but est d'insuffler à cette population le désir de se former, de se cultiver pour les aider à trouver un travail. Malgré un contexte de crise internationale, une série de mesures mises en place depuis février 2008 a d'ores et déjà été efficace:

- Les contrats d'autonomie sont mis en place afin de faciliter le retour à l'emploi des jeunes des quartiers qui le veulent, s'accordant alors avec des entreprises spécialisées dans l'insertion professionnelle. Ces organismes apprendront à ceux qui en ont besoin les codes nécessaires à l'insertion dans l'entreprise. 3 000 jeunes, pouvant également bénéficier d'une bourse, ont pu bénéficier des contrats d'autonomie et 400 nouveaux contrats sont signés chaque semaine.
- Les grandes entreprises ont également été mobilisées en faveur de l'embauche des jeunes.
- Plus généralement, le 24 avril, Nicolas Sarkozy a décidé de débloquer 1,3 milliards pour l'emploi des jeunes. 500.000 jeunes devraient bénéficier de ce plan d'urgence concrétisé par des mesures axées sur le développement de l'alternance et par des actions destinées à faciliter l'insertion professionnelle des jeunes, en étendant notamment le dispositif "zéro charges" aux entreprises de plus 10 salariés qui recruteront des apprentis avant le 30 juin 2010. Ce dispositif facilitera l'acquisition d'une première expérience professionnelle et contribuera à dé-précariser les stages par l'octroi d'une prime de 3.000 euros à toutes les entreprises qui embaucheront en CDI l'un de leurs stagiaires avant la fin du mois de septembre 2009.


- Après l'emploi, le second chantier concerne l'éducation. Les jeunes qui « décrochent » de l'école doivent être ciblés et aidés pour les accueillir ensuite dans les écoles de la «deuxième chance» (il en existe une à Rosny sous Bois). En 2008, 4 129 jeunes sans diplôme ni qualification ont pu intégrer ce réseau. La réussite éducative est également accompagnée, un accueil éducatif existe notamment au collège Jean de Beaumont de Villemomble. Des actions de soutien scolaire mais aussi des activités sportives ont été mises en place pendant les vacances. C'est par l'éducation et la formation que ces jeunes pourront sortir de la spirale de l'échec !

- Le désenclavement des quartiers a été initié, Villemomble attends notamment une réponse concernant le programme ANRU proposé pour la cité de la Sablière et dont la mise en œuvre est, selon Patrice Calméjane, indispensable pour le quartier des Marnaudes.

- Enfin, la dynamique Espoir banlieues poursuit son objectif de garantir la sécurité afin que les habitants des quartiers puissent bénéficier d'un cadre de vie tranquille et de qualité grâce à l'optimisation des moyens de la prévention et qualité du service rendu au public.

 

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