LUTTE CONTRE LES BANDES VIOLENTES

Publié le par patrice Calméjane


 

 

Voici en résumé le plan demandé par le PRésident de la République à  Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales afin de renforcer l'action contre les bandes violentes.

Le Ministre lui a donc proposé les mesures suivantes, qu'il a acceptées :

 

 

I.      AMÉLIORATION DE L’INFORMATION ET DE LA RÉACTIVITÉ

-    En Ile-de-France, encore plus qu'ailleurs en raison du réseau de transports, la délinquance est trans-départementale. C’est afin de prendre en compte cette dimension spécifique qu’a été créé le Service régional de police des transports (SRPT). Cette action a été généralisée. Michèle ALLIOT-MARIE a souhaité renforcer le cadre d'exercice de ce dispositif . En commençant par la région parisienne, une police d'agglomération, responsable d'un bassin de délinquance et non d'un département, sera donc mise en place afin d’unifier le commandement de la fonction de sécurité.


-     L'action des Groupes d’Intervention Régionaux (GIR) a été recentrée sur l'économie souterraine et la lutte contre les stupéfiants, ce qui affecte directement les bandes (156 des 222 recensées sont impliquées dans le trafic de drogue).  

-   En Seine Saint Denis notamment, des groupes spécialisés, composés de policiers des SDIG (anciens Renseignements Généraux), seront donc créés et exclusivement dédiés aux bandes et aux violences urbaines. La constitution  d' un fichier autonome réservé exclusivement aux questions de violences urbaines et de bandes est par ailleurs prévue.

 

-  Dans les départements particulièrement concernés, des groupes spécialisés « délinquance des cités » seront créés au sein des suretés départementales.

 

-   Michèle ALLIOT-MARIE avait souhaité la création des Compagnies de Sécurisation (CS), particulièrement formées aux violences urbaines, et des Unités Territoriales de Quartier (UTeQ). Ces unités sont en cours de déploiement dans les quartiers et départements les plus sensibles. Il y a déjà 8 UTeQ (dont 3 en Seine-St-Denis), et une CS en Seine-St-Denis. D'autres, supplémentaires,étaient prévues pour l’année 2009, l'objectif étant d’atteindre 100 UTeQ et 23 CS. Leur déploiement devra être achevé fin 2010.

 

II.      EXTENSION DE LA VIDÉOPROTECTION

 

Le plan d'action présenté par Michèle Alliot-Marie en faveur de la vidéoprotection s'appuie sur une simplification des démarches, sur une assistance aux collectivités, et sur un soutien financier. A Villemomble, l'Etat a déjà été sollicité et aide financièrement au déploiement de la Vidéo surveillance dans la commune.
 

III.      SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

 

- Un recensement des établissements scolaires les plus menacés sera effectué afin d'établir des dispositifs de sécurisation adaptés y compris par le développement de vidéo-protection.
 Les policiers référents, qui contribuent aux diagnostics de sécurité, seront généralisés.
Pour plus de détail cliquez sur ce lien :
http://idata.over-blog.com/0/55/82/01/2009/lutte-contre-les-bandes-violentes_1024x768.jpg

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Christophe Deville 23/03/2009 17:16

Un projet intéressant. Il serait cependant important de l'enrichir et de faire appel à une structure réalisant de la médiation urbaine. Certains "grands frères" seraient en mesure de trouver leur place et de communiquer une conscience citoyenne aux plus jeunes. Ce travail est difficilement réalisable par des "agents de sécurité". En contre partie, une communication entre les différents dispositifs est indispensable. En effet, un agent de médiation n'est en aucune mesure appelé à faire de la sécurisation. Les deux sont complémentaires et distincts, surtout au regard de la représentation sociétale. Les bénéfices sont importants en termes d'"évitement"et de prévention.

patrice Calméjane 24/03/2009 12:28


Oui. Les médiateurs sont en général soit recrutés par les communes, soit par des associations locales aidées par les villes qui le souhaitent. A Villemomble, ce sont les
médiateurs de l'association actif jeunes qui ont ce rôle de proximité. Mais la prévention contribue à la sécurisation.