La dette publique en question

Publié le par patrice Calméjane

Alors que Bertrand Delanoë a affiché clairement le souhait que le PS accepte le libéralisme, il faut se souvenir d’un temps où la gauche était moins complexée vis à vis des conceptions économiques qui lui donnaient sa raison d’être, une époque où elle optait pour un interventionnisme dont la dette publique française ne s’est jamais remise.

 

En effet, la sagesse du maire de Paris sur ce point, contraste avec le manque de réserve de la gauche -dont le PS- accusant la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) d’entraîner l’aggravation du déficit public. Bien que les recherches du ministère du budget confirment que le paquet et le bouclier fiscal profitent aux foyers modestes, Madame Royal, préparant ses candidatures à la tête du PS et aux prochaines élections Présidentielles, affirme vouloir s’adresser à « ceux qui souffrent » à cause des «dégâts du sarkozysme»…

 

Pour comparer, rappelons 4 faits, 4 opérations du Parti Socialiste au pouvoir :

 

1. Les nationalisations d’abord, dès l’arrivée de François Mitterrand, en 1981. A l’époque la France avait pu se permettre de Nationaliser des entreprises pour un montant de  100 millliards d’euros.

2. l’abaissement de l’age de la retraite de 65 à 60 ans, souhaitable sans doute pour certains qui ont exercé un travail particulièrement pénible durant des années, a coûté 200 milliards d’euros.

3. l’embauche d’un million de fonctionnaires supplémentaires, alors que le taux de chômage augmentait malgré tout,  de 1981 à 2001 : 100 milliards d’euros.

4. les 35 heures en 2000, contribuant à freiner la croissance, ont coûté 100 milliards d’euros.

Face aux 500 milliards de ces mesures les 14 milliards de la loi TEPA ne pèsent donc pas lourds.

 

De plus, le paquet fiscal a profité aux  classes modestes et moyennes ! En supprimant des droits de succession sauf pour les plus aisés, en défiscalisant des heures supplémentaires, en permettant la déduction des intérêts d’emprunt pour ceux qui ont des difficultés à devenir propriétaires…

Précisément, le bouclier fiscal concerne à 74 % les foyers modestes et doit permettre d’éviter la fuite à l’étranger des redevables de l’ISF. En effet, ce sont 843 débiteurs de l’ISF qui avaient filé avant la mise en place du bouclier fiscal, ce qui correspond à un manque à gagner de 2,8 milliard d’euros. Sur 10 ans, l’Etat perd 18,6 milliards d’euros de bases imposables.


Une fois encore, les chiffres démentent les allégations des socialistes. L’honnêteté voudrait qu’ils reconnaissent publiquement cette erreur, s’ils ont un moment entre deux préparations de Congrès, ou s’ils décident de suspendre -un peu- leur intense réflexion pour tenter de trouver le bon mot qui fera rêver. Madame Aubry a récemment prôné un « socialisme joyeux ».
Pour l'instant, le PS donne plutôt l'image d'un joyeux ...bazar.

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